Une rencontre "exceptionnelle ", "inédite "... François Hollande n’a pas manqué d’adjectifs louangeurs en ouvrant ce lundi sa "grande " conférence sociale à Paris. Le chef de l’Etat ne manque pas non plus d’ambitions : il veut "retrouver le sens du dialogue " avec les syndicats et le patronat, afin de "remettre la France en mouvement ". Une méthode qui se veut en rupture avec l’ère Sarkozy.
Ambiance plus décontractée
Fini les sommets en comité restreint, sous les ors de l’Elysée. Les 300 invités, représentants des organisations syndicales et patronales, mais aussi experts ou associations, ont pris place ce lundi dans l’hémicycle du palais d’Iéna. C’est au sein de ce vaste bâtiment en béton armé qu’ils ont ensuite planché tout l’après-midi, en groupe, comme ils le feront encore ce matin, lors de tables rondes sur l’emploi ou sur le "redressement productif ".
Les syndicats, qui avaient échangé avec François Hollande en début de matinée, ont apprécié le changement d’ambiance. François Chérèque (CFDT) a ainsi salué "une forme de détente qu’on avait perdue ".
Des échanges dans la durée
"Il ne s’agit pas d’un sommet ponctuel ", a assuré François Hollande, avant de tacler Nicolas Sarkozy en critiquant les concertations "de pure forme ", sources de "désillusions ". Le chef de l’Etat, qui a réaffirmé son intention de faire inscrire dans la Constitution le rôle du dialogue social et la place de ses acteurs, leur a donné "rendez-vous dans un an".
Peu d’annonces
Si François Hollande a souhaité ce lundi que des jeunes puissent être embauchés grâce à son "contrat de génération " début 2013, aucune décision fracassante n’est attendue cet après-midi. Jean-Marc Ayrault doit simplement annoncer l’agenda des futures réformes sociales. Au risque de décevoir les syndicats. "Il y a urgence sur de nombreux sujets ", a martelé Bernard Thibault (CGT). La droite, de son côté, a mis en garde contre une réunion ne donnant lieu qu’à des "palabres".















