François Hollande tente de ménager les familles des otages détenus au Sahel. Le président de la République les a reçues, dimanche après-midi à l'Elysée, pendant près de deux heures, et les a assurées de "l'action constante du gouvernement pour obtenir la libération de leurs proches". Le chef d'Etat a précisé que "La France y travaille avec détermination et responsabilité et aucune piste n'est ignorée ou laissée de côté", alors que l'inquiétude des proches des otages s'est accrue depuis le lancement de l'intervention militaire de la France au Mali, le 11 janvier, suivie de la prise d'otages au dénouement sanglant d'In Amenas, en Algérie. François Hollande qui avait déjà reçu ces familles à l'Elysée le 13 septembre et le 15 octobre, leur a également promis que "le gouvernement continuerait à les informer et à leur apporter tout le soutien nécessaire".

Sept Français encore détenus au Sahel

De son côté, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, invité de l'émission "C'Politique" sur France 5, dimanche soir, a assuré que les otages français au Sahel étaient "vivants". Avant d'ajouter : "Les familles des otages sont dans la souffrance, l'angoisse, mais elles savent bien que quand on est otage, il y a un risque pour sa vie". Jean-Yves Le Drian a précisé qu'il y avait des "contacts avec les preneurs d'otages" qui ne sont pas les mêmes pour tous les Français retenus. Le ministre a en outre souligné que la France avait "d'ores et déjà renforcé la sécurité sur certains sites" industriel dans la région du Sahel.

Sept Français sont actuellement détenus au Sahel, pour certains depuis plus de deux ans, par des groupes islamistes armés. Les parents de certains d'entre eux ont récemment déploré le fait de ne pas être suffisamment tenus informés. Dimanche à la mi-journée, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait indiqué que la France n'avait pas de nouvelles "récentes" de ces otages. Soulignant que le pays faisait "le maximum" pour les libérer, il a averti que ceux qui les avaient enlevés risquaient "très gros".