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Prisonniers d'un "donjon". C'est en ces termes que l'un des vieillards libérés vendredi 19 juillet a décrit les conditions de sa détention. Ce dernier n'était pas en prison, mais s'était laissé attirer au fond d'un sombre garage il y a plusieurs années, peut-être une décennie, contre la promesse de quoi boire et fumer.

En fait de cigarettes, quatre hommes dépouillés de leur pension de retraite

L'affaire, largement évoquée dans les colonnes du Houston Chronicle, a été révélée vendredi 19 juillet. Quatre hommes manifestement vulnérables, âgés pour le plus jeune d'une cinquantaine d'années et de 65, 74 et 80 ans ont été découverts dans un taudis de Houston, au Texas.

Selon le porte-parole de la police locale, Kese Smith, les reclus, invalides ou SDF, ont été attirés "par la promesse de bière et de cigarettes". "Ils ne pouvaient pas sortir et devaient remettre leurs chèques de retraite" à leur gardien a poursuivi le policier sollicité par l'AFP, et vivaient dans des conditions indignes, on ne sait trop depuis quand.

Un siège pour quatre et pas de toilettes pendant des mois

Une chaise pour tout mobilier, le sol recouvert de linoléum pour seule couche et pas une cuvette de WC à l'horizon. D'après la chaîne de télévision régionale KTRK, la pièce dans laquelle les quatre hommes ont été retrouvés avait tout d'une cellule de prison, les repas quotidiens et les toilettes en moins.

Pour l'heure, on ne saurait dire à quand remonte le début du calvaire de ces détenus qui ne pouvaient pas sortir et devaient remettre leurs chèques de retraite" à leur geôlier. L'une des victimes a déclaré qu'il était ainsi gardé sous clé depuis six mois et se contentait bien de cette situation, l'un de ses compagnons de misère a parlé d'une décennie sous écrou, et les deux autres sont restés dans le flou. Trois d'entre eux, en état de malnutrition, ont en tout cas été pris en charge à l'hôpital.

Des femmes au rôle incertain et un suspect

Outre ces quatre hommes, trois femmes ont été découvertes sur les lieux, sans que l'on sache si c'était avec ou contre leur assentiment. A priori, leurs conditions de vie n'étaient pas si terribles, mais les enquêteurs ne sauraient dire pour l'heure si elles étaient captives ou complices et comment elles ont échoué là. Apparemment fragiles, intellectuellement limitées, ces dames ont été prises en charge par les services sociaux.

La police, alertée par un coup de fil anonyme, s'est par ailleurs intéressée à une quatrième femme qui semblait elle aussi diminuée, mais s'est avérée être un personnel soignant. Enfin, les enquêteurs ont mis la main sur un homme qui ne vivait pas dans la maison, dont on ne sait encore rien et qui n'avait d'ailleurs pas été inculpé, vendredi en fin de journée.