Sa décision était "symbolique". Il va devoir faire une croix dessus. Stéphane Delpeyrat, maire socialiste du petit village de Saint-Aubin, a dénoncé ce jeudi au micro de France Bleu Gascogne la situation "ubuesque" dans laquelle il se retrouve vis-à-vis de ses indemnités d'élu : alors qu'il les avait fortement diminuées en mars 2014, à 400 euros (la radio ne précise pas à combien s'élevait son ancien salaire, mais le maire d'un village de moins de 1000 habitants, comme c'est le cas de Saint-Aubin, peut toucher jusqu'à 1178,46 euros mensuels), il affirme être contraint de devoir les doubler.

"Aucune porte de sortie"

France Bleu explique en effet que le maire a découvert que l'article 3 de la nouvelle loi NOTRE (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) allait l'obliger, comme tous les maires de communes de moins de 1000 habitants, à ne pas aller en deçà d'une indemnité de 800 euros par mois. S'il juge que l'esprit de cette disposition va dans le bon sens, puisqu'il s'agit de susciter des vocations d'élus dans les petites communes, Stéphane Delpeyrat estime qu'il aurait fallu "que l'Etat abonde financièrement pour que les communes n'en supportent pas la charge."

"Il n'y aucune porte de sortie pour Stéphane Delpeyrat", assure la radio, qui souligne que "le seul débat" dans les conseils municipaux peut encore porter sur les indemnités des adjoints.

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