Une "nouvelle ère d'espoir". Les représentants de l'Onusida avaient le sourire lors de la présentation, mardi 20 novembre, de leur rapport annuel. En effet, le programme de l'ONU qui coordonne les différentes actions de lutte contre le VIH a constaté une diminution significative et continue des décès et des nouvelles infections ces dernières années. Entre 2005 et 2011, les décès dus au sida ont diminué de plus d'un demi-million.

"Nous passons du désespoir à l'espoir", car la diminution des infections est particulièrement visible chez les enfants, a déclaré Michel Sidibé, directeur général de l'Onusida. "Sur les deux dernières années, la moitié de la diminution mondiale des nouvelles infections à VIH a été enregistrée chez les nouveau-nés", a-t-il précisé.

34 millions de personnes contaminées dans le monde

A fin 2011, 0,8% de la population mondiale adulte (15-49 ans) vivait avec le sida, soit 34 millions de personnes. Sur la seule année dernière, 2,5 millions de personnes ont été nouvellement infectées et 1,7 million sont décédées de la maladie. Un chiffre en recul de 5,6% par rapport à 2010. Onusida annonce même une chute de plus de 50% des nouvelles infections VIH dans 25 pays dans le monde.

Cependant, certaines régions du monde restent beaucoup plus touchées que d'autres. C'est l'Afrique subsaharienne qui concentre le plus fort nombre d'individus infectés puisque 69% des malades vivent dans cette zone. Près d'une personne adulte sur 20 (4,9%) est contaminée.

De l'espoir aussi en Afrique du Sud

Mais là-bas aussi, il y a de l'espoir. En Afrique du Sud, pays le plus touché par le sida, le nombre de décès a diminué de 100.000 entre 2005 et 2011, de 90.000 au Zimbabwe, de 71.000 au Kenya et de 48.000 en Ethiopie. Onusida souligne que dans six pays (Burundi, Kenya, Namibie, Afrique du Sud, Togo et Zambie), le nombre d'enfants nouvellement infectés a diminué d'au moins 40 % entre 2009 et 2011.

Les mesures de préventions, les opérations de communication et l'amélioration des traitements permettent d'expliquer ce recul de la maladie. Onusida a aussi constaté une hausse de 63% du nombre de personnes dans le monde ayant accès à un traitement antirétroviral dans le monde. Onusida encourage également la circoncision volontaire, qui "pourrait permettre de prévenir une nouvelle infection sur 5 en Afrique orientale et australe d'ici à 2025".

"Le rythme des progrès s'accélère, on peut maintenant réaliser en 24 mois ce qui prenait une décennie auparavant", s'est félicité Michel Sidibé, qui espère réaliser les objectifs 2015 soit une diminution de moitié de la transmission sexuelle et chez les drogués de la maladie. L'Onusida s'est aussi fixé comme but de réduire de 50% le nombre de malades du sida qui meurent des suites d'une tuberculose d'ici trois ans.