Après avoir ouvert, fin novembre, une enquête préliminaire visant Valeurs Actuelles, le parquet va poursuivre l’hebdomadaire, a annoncé vendredi le procureur de la République de Paris François Molins.

Le témoin-clé mis en danger

Cette action à l'encontre du magazine de droite intervient suite à la publication par ce dernier d'extraits du procès-verbal d'audition d'un témoin clé des attentats du 13 novembre. C'est grâce à cette personne, entrée en contact avec les enquêteurs, le 16 novembre, que la piste d'Abdelhamid Abaaoud a notamment pu être remontée à travers sa cousine Hasna Aït Boulahcen. "La diffusion de ces extraits ont gravement mis en danger ce témoin", a souligné François Molins sur France Inter.

La diffusion de ces éléments d'enquête sont susceptibles de tomber sous le coup de l’article 38 de la loi sur la liberté de la presse de 1881, selon lequel il est "interdit de publier les actes d’accusation et tous autres actes de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu’ils aient été lus en audience publique".