Au rayon des religions "rares" on connaissait le Pastafarisme ou l’ E glise Maradonienne, il va falloir faire de la place pour l’Eglise du Kopimisme. La nouvelle église a été reconnue par l’Etat suédois. Le dogme est simple : promouvoir les vertus du partage et de la copie.
Fondé en 2010, le Kopimisme, dérivé de l'anglais "copy me" (copiez-moi) revendique 3000 membres dans une dizaine de pays. A contre courant des politiques de lutte contre le piratage, le mouvement religieux estime que "l’information est sacrée" et que "la copie est un sacrement". "Copiez, téléchargez, partagez" encourage t-il sur son site internet. La reconnaissance en tant qu’église officielle, permets d’organiser des offices religieux et de percevoir des dons. Le Figaro explique que depuis la séparation de l'Église et de l'État en 2000, la Suède a reconnu vingt-deux religions, en plus de l'Église de Suède, parmi lesquelles les Témoins de Jehova, la Scientologie, les Mormons et le Pentecôtisme, selon un rapport du département d'État américain publié fin 2010 (pdf).
Deux élus européens sont des pirates
C’est loin d’être un hasard si le Kopimisme a fait son apparition en Suède. C’est dans ce pays qu’est né le premier parti pirate au monde le 1er janvier 2006. Il prône d’abolir les brevets sur les logiciels et le vivant, réformer le système des droits d’auteur et améliorer la protection de la vie privée. C’est aussi dans ce pays que les pirates ont réussi un score loin d’être anecdotique aux dernières élections européennes (7%) leur permettant d’envoyer deux élus aux parlements européens en 2010. Le phénomène des Parti Pirates prend aujourd’hui une dimension mondiale puisqu’il est officiellement reconnu dans 26 pays dont la France. A Berlin, il a réussi un score de 8,9% en 2011 à des élections législatives locales à Berlin.














