Dukan, Cohen, Weight Watchers... une autre méthode venue tout droit de Grande-Bretagne s'ajoute à liste des régimes à la mode. Ce printemps c'est le 5:2 qui fait la Une des magazines. Kezaco ? Un moyen de maigrir sans (trop) se priver comme l'expliquent ses concepteurs, le docteur Michelle Harvie, nutritionniste, et le Professeur Tony Howell, oncologue. Et pour cause : il s'agit de manger selon ses habitudes pendant cinq jours puis de jeûner pendant les deux autres jours.

Avant d'évoquer cette méthode de régime dans un livre, ces deux médecins cherchaient à aider des patientes atteintes d'un cancer du sein à maintenir un poids équilibré, pour éviter l'apparition de tumeurs. Résultat : elles ont perdu plus de poids que lorsqu'elles suivaient un régime classique. Mais attention, par manger ce qui nous fait plaisir, ces derniers ne sous-entendent pas de se ruer sur nos pêchés mignons à volonté.

Les muscles en souffrent

Pendant les "cinq jours plaisirs", il s'agit en effet de privilégier un régime méditerranéen (légumes, fruits, poissons et viandes maigres ) tandis que pour les deux jours "light", la ration alimentaire doit diminuer de 50%. "L’avantage de ce régime est que les 2 jours de diète peuvent être déplacés n’importe quand dans la semaine pour ne pas empiéter sur les sorties entre amis ou les soirées au restaurant ! Cela permet de garder une vie sociale", expliquent les médecins sur le site Glamour.

"Un tel régime a le mérite de montrer qu'il est possible de manger sain si l'on s'en donne les moyens, explique à Metro la nutritionniste Maëla Le Borgne. Mais certains peuvent comprendre qu'ils peuvent manger n'importe quoi pendant ces cinq jours alors qu'il vaut mieux faire l'inverse". De même, il est bien connu qu'une diète menée avec trop de zèle est déconseillée. Or, la méthode 5:2 implique de ne pas dépasser les 500 calories pendant les jours de détox et de ne pas consommer de glucides et de sucres pendant cette période.

"Dans tous les cas, ce régime est dangereux car il entraîne une fonte de la masse musculaire. Mais les cardiaques sont les plus à risque car les jeûnes sont à éviter pour ces personnes. De plus, le fait d'alterner notre quantité d'alimentation accentue le mécanisme de "survie" de notre corps et donc sa capacité à stocker les graisses", souligne Florence Pujol, auteur de Je mange et je suis bien. Alors outre de la prudence, il est recommandé de consulter un médecin pour savoir quelle hygiène de vie est la plus adaptée selon l'organisme de chacun.