Après Antonio, c'est au tour des frères Ferrara de faire parler d'eux. Un vaste coup de filet, diligenté dans le cadre d'une affaire de stupéfiants, a conduit l'interpellation de de dix-huit personnes dont les cinq frères du braqueur Antonio Ferrara. Selon des sources policières, trois d'entre eux ont été interpellés samedi en région Parisienne, tandis que deux autres l'ont été au Brésil. Ces arrestations, réalisées par l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), interviennent dans le cadre d'un trafic entre la France et le Brésil lié à l'importation de cocaïne depuis l'Amérique du sud vers la métropole.

Parallèlement à ces arrestations, d'autres suspects ont été également interpellés dans le Var. Parmi eux, un restaurateur et son fils, gérants de l'établissement "Le White", situé sur la commune de Six-Four. Les deux hommes ont été mis en examen vendredi pour "blanchiment d'argent" et "association de malfaiteurs". Massimiliano Ferrara, l'un des frères d'Antonio, travaillait dans l'établissement. Selon les mêmes sources, les autres personnes interpellées "gravitent dans l'entourage des Ferrara".

L'enquête liée à cette affaire aurait débuté il y a près d'un an, sur la base de renseignements. Le trafic, qui aurait débuté il y a près de trois ans, entre le Brésil – où deux des frères Ferrara s'étaient installés – et la capitale. "Les passeurs qui étaient recrutés dans le Val-de-Marne avaient tous de sérieux états de service dans le grand banditisme, s'étant fait connaître pour vol, braquage ou trafics de stupéfiants", confiait lundi une source judiciaire. 

Les voyages auraient permis d'acheminer à chaque fois entre 5 à 10 kilos de cocaïne. Des stupéfiants qui transitaient par Paris, avant de prendre la direction du Var dans un appartement de Six-Fours, où la marchandise était ensuite écoulée sur le territoire, mais aussi vers l'Italie et l'Espagne.

Au cours des perquisitions menées en France et au Brésil, les enquêteurs ont mis la main sur de faux papiers d'identité, plusieurs armes de poing, plusieurs dizaines de milliers d'euros en espèces ainsi que deux kilos de cocaïne. Des explosifs auraient également été découverts dans un appartement de Six-Fours.

Outre l'OCRTIS, la police judiciaire de Marseille et l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO), l'office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) a également été saisi. Ce dernier s'intéresserait à des flux financiers avoisinant les 300 000 euros qui pourrait concerner les frères d'Antonio Ferrara.