Les présidents des Parlements français et allemand Bernard Accoyer et Norbert Lammert ont lancé lundi à Berlin un groupe de travail qui veut affirmer le rôle des Parlements nationaux dans la crise de l'euro.


Ce groupe de travail est composé de six parlementaires de chaque pays et de représentants de l'Elysée, de la chancellerie, et du ministère allemand des Finances.

L'initiative entend "examiner le rôle des Parlements nationaux quant au respect des engagements budgétaires", a indiqué Bernard Accoyer. Il s'agit d'"un problème concret qu'il nous faut résoudre".

Le président du Bundestag, Norbert Lammert, a assuré que le groupe n'était pas "une cellule parlementaire de gestion de crise parallèle au travaux des gouvernements". "Nous voulons nous saisir des questions essentielles que pourrait soulever la modification de traités (européens)", a-t-il expliqué.
La crise de l'euro doit, d'après M. Lammert, permettre au groupe de "tirer des conclusions" pour compléter ou développer les traités.

De son coté, Bernard Accoyer a rejeté "les allusions qui voudraient laisser au Parlement français une place médiocre. En réalité, elle est centrale", a-t-il insisté. Le Parlement "a été (consulté) et nous avons voté", a-t-il rappelé. "Nous entendons continuer dans cette voie en allant plus loin dans le contrôle". En Allemagne, le rôle du Bundestag a récement été renforcé par la Cour constitutionnelle qui doit détenir le pouvoir budgétaire.

Le Bundestag, contrairement au parlement Français, doit donner son accord " au cas par cas pour toute mesure d'aide de grande importance" a décidé en septembre la plus haute instance juridique allemande. L'allemagne étant la première contributrice de tous les plans de secours.