Le bombardement d'un camp d'entraînement du groupe Etat Islamique a-t-il tourné à la bavure en Libye ? "Nos forces ont observé ce camp d'entraînement pendant des semaines avant l'opération et au moment des frappes, rien n'indiquait la présence de civils", a indiqué le porte-parole du Pentagone, Peter Cook, dans un communiqué.

La Serbie accuse Washington

Belgrade a annoncé samedi la mort de deux de ses ressortissants enlevés en novembre en Libye. Sladjana Stankovic et Jovica Stepic, fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères, ont été tués lors des "frappes américaines " de vendredi, a déclaré le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic. Les deux fonctionnaires serbes avaient été enlevés le 8 novembre à Sabratha.

Le raid aérien a touché à l'aube un bâtiment de deux étages abritant des jihadistes à Sabratha, à 70 kilomètres à l'ouest de Tripoli, faisant une cinquantaine de morts, selon des responsables libyens. Cette opération a été condamnée samedi par le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale.

Les Etats-Unis nient toute responsabilité

"A cette heure, nous n'avons aucune information indiquant que leurs morts aient été provoquées par les frappes de l'armée de l'air américaine conduites contre un haut dirigeant de l'EI et un camp d'entraînement de l'EI en Libye", a-t-il poursuivi, présentant ses "profondes condoléances" au gouvernement serbe et aux familles.

"Nous partagerons toutes les informations que nous pourrons avec le gouvernement serbe", a précisé le porte-parole, qui précise également que l'opération a "probablement" permis d'éliminer un cadre de l'EI, Noureddine Chouchane, responsable d'attaques en Tunisie. C'est la deuxième fois en trois mois que les Etats-Unis procèdent à des frappes ciblées contre l'organisation Etat islamique en Libye, pays plongé dans le chaos depuis 2011.