Maarten de Jonge est un cycliste professionnel au palmarès modeste. Mais face à la mort, ce Néerlandais de 29 ans mène deux victoires à rien. Il a en effet la particularité d'avoir échappé aux deux catastrophes aériennes qui ont récemment frappé la Malaysia Airlines : le crash du vol MH17 en Ukraine jeudi, et la disparition du vol MH370, en mars dernier dans l'Océan indien.

La semaine dernière, ce coureur de l'équipe malaisienne Terengganu Cycling Team devait embarquer à bord du Boeing 777 reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, afin de rejoindre le continent asiatique où il dispute la grande majorité de ses compétitions. Mais jeudi, au dernier moment, Marteen décide de bouleverser ses plans pour des raisons financières. "J’ai préféré prendre un vol le dimanche car il était 300 euros moins cher. Il ne restait qu'une seule place...", confie le chanceux dans les médias néerlandais. Une volte-face salutaire puisque l'avion s'écrasera quelques heures plus tard au milieu d'un champ ukrainien, abattu par un missile probablement tiré par les séparatistes pro russes. Une tragédie dans laquelle 298 passagers et membres d'équipage, dont au moins 189 citoyens néerlandais, ont trouvé la mort.

Il frôle la mort cinq mois plus tôt

Mais ce qui rend l'histoire de ce Néerlandais encore plus incroyable, c'est cet autre revirement de dernière minute qui lui avait déjà sauvé la vie en mars dernier. A l'époque, il devait se rendre à Pékin depuis la capitale malaisienne. Une fois de plus, l'homme échange son billet "afin de prendre un avion 50 minutes plus tôt". Le vol MH377 décollera donc sans lui et disparaîtra des écrans radars, au large du Vietnam, deux heures plus tard avec 239 personnes à bord. Près de cinq mois plus tard, le mystère reste entier.

Si son histoire passionne les médias de son pays, Maarten de Jonge aimerait aujourd'hui retrouver l'anonymat. Dans un communiqué publié sur son site officiel, le cycliste explique ne plus vouloir "répondre aux très nombreuses sollicitations des radios et des télévisions". "Ce qui s'est passé est terrible. Par respect pour les victimes et leurs familles, je ne pense pas qu'il soit approprié de s'attarder sur mon histoire", écrit-il. Et quand on lui demande s'il serait prêt à remonter à bord d'un avion de la Malaysia Airlines, le miraculé répond par l'affirmative : "J'ai eu de la chance deux fois, pourquoi pas une troisième..."