Des analyses ADN ont confirmé ce que la police canadienne redoutait : la main et le pied envoyés par la poste à deux écoles de Vancouver le 5 juin dernier sont bien ceux de Lin Jun. Ce nom est actuellement connu dans tout le Canada puisqu'il s'agit de l'étudiant chinois de 33 ans, dont le meurtre et le dépeçage auraient été perpétrés par Luka Rocco Magnotta avant d'être diffusé sur Internet.
Ainsi, toutes les parties du corps retrouvées au Canada - un torse découvert à Montréal, une main et un pied envoyés à Ottawa à des partis politiques et ceux trouvés ultérieurement dans des écoles à Vancouver - appartiennent à cette même victime. La comparaison avec l'ADN du père et de la mère de Lin Jun a permis de lever le mystère, alors que sa tête n'a toujours pas été retrouvée.
Outre ces restes, les colis envoyés contiendraient également des notes, dont la teneur n'a toutefois pas été révélée. L'ancien acteur porno canadien Luka Rocco Magnotta, suspecté d'avoir commis ce crime avant de diffuser la vidéo sur internet et d'être l'auteur des envois, est actuellement détenu en Allemagne en attendant son extradition vers le Canada. Le porte-parole de la police de Montréal Ian Lafrenière a indiqué sur Radio-Canada que, si la procédure d'extradition traînait en longueur, des enquêteurs canadiens pourraient se rendre à Berlin pour interroger le suspect.
Un enseignant fait polémique
L'affaire Magnotta a également connu un regain d'attention ces derniers jours suite au licenciement d'un enseignant à Montréal. Ce dernier aurait diffusé la vidéo du meurtre de Lin Jun devant une classe de quinze élèves le 4 juin dernier. Le professeur en question, qui a été immédiatement suspendu, a exprimé le jour-même ses regrets dans un courriel adressé à la direction de l'école. Dès que l'incident a été connu, une cellule de soutien psychologique a été mise à la disposition des élèves. Un porte-parole de la police de Montréal avait précédemment fait savoir dans des médias que même "des policiers aguerris" avaient été choqués par ces images et qu'il déconseillait vivement à tous de les regarder.
















