Il persiste et signe. Le milliardaire américain Donald Trump, favori des primaires républicaines dans la course à la Maison Blanche, a déclaré dimanche ne pas regretter ses récents propos sur les musulmans.

La fermeture des frontières aux musulmans

"Je dis ce qu'il me faut dire", a-t-il assuré sur CBS. L'homme, habitué à faire le buzz pour ses sorties parfois douteuses, avait franchi un degré supplémentaire dans la surenchère extrémiste le 7 décembre dernier. Il proposait la fermeture "temporaire" des frontières des Etats-Unis aux musulmans, en réaction à la mort de 14 personnes dans un attentat d'inspiration djihadiste à San Bernardino, en Californie.

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Les condamnations avaient été nombreuses. "Donald Trump est maintenant le Marine Le Pen américain", titrait le New Yorker en réaction à cette annonce. Le magnat de l'immobilier est pourtant coutumier de ce genre de coup d'éclat : après les attentats du 13 novembre en France, il s'était déjà prononcé pour la fermeture de mosquées et le fichage des musulmans.

Donald Trump, "le meilleur recruteur" de Daesh

Pour certains, il fait le jeu des islamistes, comme l'estime la démocrate Hillary Clinton, qui l'a accusé de "devenir le meilleur recruteur" de l'Etat islamique. Pas de quoi l'ébranler, même si ses propos ont été repris dans un clip de recrutement des islamistes somaliens shebab, affiliés à Al-Qaïda. Dans la vidéo de 51 minutes, les images de Donald Trump apparaissent entre deux clips de l'islamiste américano-yéménite Anwar al-Awlaki, tué au Yémen lors d'une frappe d'un drone américain appelant les musulmans américains à "fuir l'atmosphère oppressive de l'Occident pour les terres de l'islam".

Si ses propos sont souvent ridiculisés, ils ne pénalisent pourtant pas le moins du monde sa cote dans les sondages. Pas vraiment surprenant quand on sait que quatre électeurs de Donald Trump sur dix pensent qu'il faut bombarder Agrabah, sécurité et lutte contre le terrorisme obligent. Ville qui n'est pourtant pas un bastion de Daech mais le royaume imaginaire d'Aladdin.

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