La nouvelle s'est rapidement propagée. Le chef de l'Etat sera samedi au Mali, en compagnie du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du ministre chargé du Développement, Pascal Canfin. Un déplacement que Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, a qualifié de "véritable fierté" sur BFMTV en début d'après-midi.

Plusieurs raisons ont motivées la visite de François Hollande. Comme il l'a lui-même expliqué, la raison principale est l'apport de son soutien : "je vais au Mali demain pour dire à nos soldats tout notre soutien, tous nos encouragements, toute notre fierté". Mais également la volonté que les troupes africaines se substituent à celles de l'Hexagone : " je vais au Mali pour permettre que les Africains viennent le plus vite possible nous rejoindre et leur dire que nous avons besoin d'eux pour cette force internationale". Claude Bartolone a rappelé sur la chaîne d'informations en continue que la France n'avait "pas vocation à y rester".

Ensuite, le président pourrait annoncer un début de désengagement français, alors que plus de 3.500 soldats sont déployés sur le terrain. "Je vais au Mali, aussi, pour qu'il y ait un dialogue politique qui puisse permettre que le pays, après avoir chassé les terroristes, puisse retrouver la stabilité et l'esprit de concorde", a ajouté François Hollande en allusion à la crise et aux divisions de la société malienne autour de la question touareg. "Nous sommes là pour nous mettre à la disposition du peuple malien" a souligné Claude Bartolone sur BFMTV.

Hollande sera accueilli par son homologue malien

La présidence malienne a précisé sur son compte Twitter que François Hollande sera accueilli à l'aéroport de Sévaré (centre) par le président par intérim Dioncounda Traoré. Puis "les deux chefs d'Etat se rendront à Tombouctou", où ils visiteront notamment les forces franco-maliennes et le centre où sont conservés des dizaines de milliers de précieux manuscrits, dont certains ont été incendiés par les combattants islamistes, avant de rentrer à Bamako pour un déjeuner de travail.

Depuis le début de l'intervention militaire de Paris, le président français a été plébiscité dans les médias maliens, qui ont même fait état de la naissance d'enfants prénommés "Hollande" en son honneur.