Un soldat français a trouvé la mort mercredi dans l'opération menée par l'armée française au Mali, a annoncé dimanche un communiqué de l'Elysée. On ignore encore les circonstances de sa mort. Il s'agit du cinquième mort côté français depuis le début de l'offensive, le 11 janvier, visant à chasser les groupes islamistes armés du nord du pays.

- 17 mars :
L'Elysée annonce qu'un caporal du 1er régiment d’infanterie de Marine d’Angoulême est tombé au combat dans le nord du Mali. Le président François Hollande exprime dans un communiqué sa "grande tristesse" et "adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances et le respect de toute la Nation". "Il salue avec émotion la détermination et le courage des forces françaises engagées au Mali dans l'ultime phase, la plus délicate, de leur mission", conclut le communiqué.

- 6 mars 2013 : Le brigadier-chef du 68e régiment d’artillerie d’Afrique de La Valbonne (Ain) Wilfried Pingaud, est tué alors qu'il "participait à une opération dans l'Est du Mali, à 100 km de Gao", annonce l'Elysée. Le militaire participait à une mission de reconnaissance avec un détachement de l'armée malienne, quand leur unité a été prise à partie par un groupe de combattants islamistes.

Le 14 mars, un hommage funèbre national lui est rendu à La Valbonne.

- 2 mars 2013 : Le caporal Cédric Charenton, 26 ans, appartenant au 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, est tué au combat dans le massif de l'Adrar des Ifoghas, dans le Nord du Mali. Selon l'état-major des armées, "au moins une quinzaine" de combattants islamistes ont été "neutralisés" au cours des opérations qui lui ont coûté la vie.

Dans un communiqué, l'Elysée fait part de la "grande tristesse" du président de la république, et de "son profond respect pour le sacrifice de ce jeune soldat".

- 26 février 2013 : L'adjudant Harold Vormezeele meurt dans un accrochage dans le Nord du Mali. Il était rattaché au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) de Calvi, en Corse. Agé de 33 ans, le soldat était d'origine belge, naturalisé français en 2010, et s'était engagé dans la Légion étrangère en 1999.

Lors d'une cérémonie d'hommage national le 1er mars aux Invalides, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian égrène les faits d'armes du sous-officier, qui s'est notamment distingué en ex-Yougoslavie, en Côte d'Ivoire et en Afghanistan. "Vous aviez fait le choix de lier votre destin à celui de la France. Vous êtes mort pour la France, l'un de vos deux pays avec la Belgique", souligne-t-il, rendant hommage au "sacrifice" du "valeureux guerrier". L'adjudant est promu chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur et cité à l'ordre de l'armée avec attribution de la croix de la valeur militaire avec palme de bronze.

- 11 janvier 2013 : Dans les premières heures de l'opération Serval, le chef de bataillon Damien Boiteux décède aux commandes de son hélicoptère dans la région de Sévaré (nord). Originaire du Doubs, le lieutenant âgé de 41 ans était pacsé et père d'un enfant. Il servait au 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS), qui dépend de l'armée de terre.

Engagé à l'âge de 19 ans, le lieutenant était devenu spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, effectuant de nombreuses missions extérieures : Djibouti, ex-Yougoslavie, Côte d'Ivoire, Mauritanie et Burkina-Faso.

Le 15 janvier, la France lui rend un hommage national dans la cour d'honneur des Invalides à Paris. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault salue son "engagement" et son "courage exceptionnel", avant de déposer les insignes de chevalier de la Légion d'honneur sur son cercueil. Quatre jours plus tard, les obsèques du premier soldat français tué au Mali sont célébrées en présence d'un millier de personnes.