Ils n'iront pas cueillir le muguet ensemble. Comme tous les 1er mai, les syndicats vont manifester dans les rues ce jeudi pour célébrer la Fête du travail. Mais, à l'image de l'an dernier, leur unité est mise à mal. Metronews fait le point sur les différentes mobilisations et revendications.

CGT et FO contre la "politique d'austérité" de Manuel Valls
Les deux grands syndicats, mais aussi FSU et Solidaires, appellent à une manifestation jeudi à Paris. Le cortège démarrera à 15 heures de Bastille pour rejoindre Nation. On ne verra toutefois pas les leaders de la CGT, Thierry Lepaon, et de FO, Jean-Claude Mailly, marcher côte à côte. Le second sera à Lyon où il avait pris "un engagement de longue date", selon le syndicat. Dans les autres villes, des défilés, unitaires ou non, sont également prévus. Le mot d'ordre : haro sur la "politique d'austérité" du gouvernement Valls, accusée "d'accroître la pauvreté".

CFDT et UNSA marchent pour l'Europe
Les syndicats réformistes CFDT et l'UNSA se rassemblent, de leur côté, à 11h30 place Stalingrad à Paris, en présence de représentants syndicaux espagnols et belges. Le défilé est placé sous le signe de "l'emploi et de l'Europe sociale" et pour faire "barrage aux populismes et à l'extrême droite".

La CFTC fait bande à part
La Confédération a décliné l'invitation à se joindre à la CFDT et l'UNSA. "Notre mouvement pas enclin à se mobiliser massivement sur les questions européennes", explique-t-il sur son site. Il laisse cependant ses militants libres de se joindre à des mobilisations locales.

Les raisons d'un divorce
"On n'a pas d'objectifs communs à partager". Le leader de la CFDT, Laurent Berger, a fermement rejeté l'appel lancé à la mi-avril par la CGT à un rassemblement unitaire. Il faut dire que les points de désaccord se multiplient entre le syndicat réformiste et les deux autres principaux syndicats. Après la flexibilisation de l'emploi et la réforme des retraites, c'est le pacte de responsabilité qui cristallise les tensions. Signé par la CFDT, la CFTC et les 3 organisations patronales, il est rejeté par la CGT, qui y voit un "cadeau aux entreprises", et par Force ouvrière.

Le FN célèbre son 1er-Mai
Boosté par son succès aux municipales et les sondages qui le donnent en tête aux élections européennes, le Front national fait de son côté défiler ses troupes en hommage à Jeanne d'Arc à Paris, entre la rue de Rivoli et la place de l'Opéra, à partir de 9h30. La manifestation s'achèvera par un discours de Marine Le Pen.