Lorsque fin mai, débutant sa tournée mondiale en Israël, la reine de la pop et de la provoc' Madonna était apparue sur scène devant un portrait de Marine Le Pen affublée d'une croix gammée et d'une moustache sans équivoque, la présidente du Front national l'avait mise au défi de faire de même sur le sol français. Elle n'a pas été déçue.
Hier soir, 14 juillet, lors de son concert au Stade de France, dans le clip qui accompagne la chanson "Nobody knows me", notamment entre Benoît XVI et Hosni Moubarak, le visage de Marine Le Pen est brièvement apparu, comme à chaque concert, suscitant une clameur parmi les quelque 70.000 spectateurs.
Si elle "fait ça en France, on l'attendra au tournant", avait prévenu Marine Le Pen, ajoutant que "les vieilles chanteuses qui ont besoin de faire parler d'elles, on comprend qu'elles en arrivent à de telles extrémités". Il est vrai que la star, qui bientôt fêtera ses 54 ans, ne vend plus autant de disques qu'avant et que, depuis le début de cette tournée, elle joue volontiers de la polémique pour alimenter le buzz et remplir les salles, par exemple en exhibant un sein lors de son concert en Turquie.
Comme promis, Florian Philippot, le vice-président du FN a annoncé dimanche que le parti allait donner une suite judiciaire à l'affaire. "Cette plainte avec constitution de partie civile pour injure sera déposée au tribunal de grande instance de Bobigny", a-t-il précisé.
"On ne peut pas tout accepter. On ne peut pas accepter ce rapprochement infâme. Marine Le Pen défend son propre honneur, mais également celui des adhérents, des sympathisants et des millions d'électeurs du Front national", a poursuivi M. Philippot.
Comme la présidente du FN en juin, il a estimé que la projection de cette vidéo était "une provocation de plus dans la tournée mondiale de Madonna pour faire parler d'elle". Et d'enfoncer le clou : "sa tournée est un fiasco, le Stade de France était d'ailleurs loin d'être plein samedi".
















