Une consécration ? Marine Le Pen, la présidente du Front national, a été couronnée vendredi du prix du menteur en politique de l'année, par un jury de six journalistes présidé par le politologue Thomas Guénolé. Ceux-ci ont récompensé l'une de ses attaques contre les migrants, en pleine campagne pour les élections régionales, quand elle assurait dans les colonnes de La Voix du Nord que "les hôpitaux font face à la présence alarmante de maladies contagieuses non européennes, liées à l'afflux migratoire."

Derrière la patronne du FN, plusieurs autres personnalités ont également eu droit aux attentions du jury. C'est ainsi que les époux Balkany, à la tête de la ville de Levallois, ont reçu un prix spécial du jury "pour l'ensemble de leur œuvre". Laurent Wauquiez est crédité du prix jeune espoir pour "sa spectaculaire accumulation de mensonges sur lui-même et sur de multiples sujets politiques".

Le Prix Robocop pour Bernard Cazeneuve

La gauche n'est pas épargnée non plus. Bernard Cazeneuve hérite d'un "prix Robocop" pour son récit de l'assaut du Raid contre l'appartement de Saint-Denis, qui évoquait un déluge de feu des terroristes, lesquels n'auraient en fait tiré que 11 coups de feu. François Hollande reçoit quant à lui le "prix de l'audace statistique" pour avoir gonflé le nombre de procédures antiterroristes après la mise en place de l'état d'urgence.

Le seul grand absent de ce tableau, c'est Nicolas Sarkozy. Et pour cause, puisque le président des Républicains, grand gagnant du trophée l'an dernier, bénéficiait cette année d'un "totem d'immunité".

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