L’adolescent est désormais hors de danger. Un garçon de 18 ans a été poignardé dimanche vers 5h30 du matin dans le centre-ville de Marseille par trois ou quatre jeunes hommes. Une rixe a éclaté à la sortie d’une boîte de nuit cours Jean-Ballard, à proximité immédiate du Vieux-Port, au cours de laquelle le garçon a d'abord été touché au thorax avant d'être hospitalisé puis opéré à l'hôpital Nord de Marseille.

Ses agresseurs se sont ensuite rendus dans un autre hôpital, celui de la Conception, pour faire soigner leurs blessures consécutives à cette rixe. C'est là que l'un d'entre eux a blessé avec une arme blanche, après l'avoir insulté, un infirmier chargé de l'accueil aux urgences qui lui demandait ses papiers d'identité et de sécurité sociale, selon Bastien Ripert, directeur de cabinet à l'APHM (Assistance publique des hôpitaux de Marseille).

Effectifs supplémentaires

"Ce genre de situation n'est absolument pas acceptable. Nos moyens de sécurité ont des limites. Nous demandons donc un accompagnement des pouvoirs publics pour faire face à ce type de situation, avec la présence de forces de police sur place dans un dispositif qu'il convient d'inventer, sans quoi nous ne sommes plus en mesure d'assurer la sécurité", a-t-il ajouté, joint au téléphone par l'AFP. Les enquêteurs de la brigade criminelle de la Sûreté poursuivaient activement les recherches dimanche, exploitant notamment les images vidéos, et les éléments fournis par l'infirmier agressé.

Le sénateur-maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a lui aussi réagi à cette agression, qui intervient une semaine après le décès d'un étudiant poignardé par un marginal souffrant de troubles psychiatriques : "Trop c'est trop! Cette nouvelle agression est la démonstration que mes demandes d'effectifs supplémentaires de Police Nationale sont plus que jamais légitimes. (...) Avant d’ajouter, dans un communiqué : "Je souhaite que le gouvernement sorte de ses postures médiatiques et qu'il réponde enfin concrètement aux Marseillais qui veulent légitimement se sentir en sécurité dans tous les quartiers de la ville, et pas uniquement dans les Zones de sécurité prioritaires".