Si vous habitez la Bretagne, la Normandie ou le Nord-Pas-de-Calais, vous en voulez peut-être à Christian. Que vous a-t-il fait ? Il a peut-être cassé votre voiture, emporté votre toiture ou simplement dévasté votre jardin. Il... ou plutôt elle. Parce que Christian est une tempête. Mais pourquoi diable cette tempête s'appelle-t-elle Christian ? Est-ce que la dernière canicule prétendait s'appeler Thérèse ?

Explications. D'abord, donner un nom à une tempête, c'est commode. Comme pour un individu, cela permet de l'identifier facilement. Cela facilite le boulot des journalistes et des météorologues. Ainsi, comme les cyclones tropicaux, les tempêtes ont aussi droit à leur petit nom. Et si vous voulez décider du nom de la prochaine tempête qui passera en Europe, c'est à l'institut météorologique de Berlin que ça se passe. 

Donner mon nom à une tempête, comment ça marche ? 

"Adopt a vortex". C'est le nom de l'opération de l'institut météo mis en place depuis 2002. L'idée : en appeler au public pour décider du nom des phénomènes météorologiques. Une règle : un prénom féminin les années paires et un prénom masculin les années impaires. Une drôle d'idée ? Oui, mais qui séduit : déjà 1.800 personnes se sont offert une dépression. Ainsi, la tempête Christian doit son patronyme à Christian Widera qui a payé pour qu'Évelyne Dhéliat prononce son prénom dans son bulletin météo. 

Et combien ça coûte, cette histoire ? La bonne nouvelle, c'est que si l'idée vous séduit, vous payer ce petit luxe qui vous fera entrer dans l'histoire, ce n'est pas si onéreux. Il vous en coûtera 199 euros pour une dépression et 299 euros pour un anticyclone. Rendez-vous sur eBay, l'institut vous explique tout ici (en Anglais) et vous répondra, après achat, si votre nom est validé.