Entre EELV et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, l'alliance est en marche. Le Parti socialiste peut lui commencer à s'inquiéter de cet attelage comprenant une partie intégrante de sa majorité parlementaire (EELV) et une bruyante opposition sur sa gauche (Parti de gauche). Comme le révèle Europe1.fr ce vendrediles deux formations ont passé des accords pour des listes d'union dès le premier tour des municipales 2014. A Rennes, Cholet, Clichy-la-Garenne, le principe a déjà été acté.

Selon les informations de metronews, des accords ont été fixés dans cinq autres villes que sont La Flèche (Sarthe), Charenton, Chevilly-Larue, Montigny-les-Bretonneux (Val-de-Marne) et Conflans Saint-Honorine (Yvelines). Des villes de 15 000 à 35 000 habitants pour lesquelles les négociations ont été entamées depuis le début septembre.

Pas d'accord à Toulouse

En revanche, parmi les grandes agglomérations du pays, on sait d'ores et déjà que la ville de Toulouse ne fera pas l'objet d'un accord entre les deux partis puisque les négociations ont échoué. Point de discorde, et finalement de rupture : la critique de la politique gouvernementale durant la campagne municipale, refusée par la fédération locale écologiste.

''Là où il y aura des listes communes, cela signifie qu'elles seront autonomes par rapport aux socialistes'', présente comme principe majeur la co-présidente du Parti de Gauche, Martine Billard. Interrogée par metronews, l'ancienne députée précise : ''Nous nous sommes réunis autour d'une idée, c'est le refus de la politique d'austérité menée par le gouvernement et son impact à l'échelle locale.''

Un sondage confidentiel à Grenoble ?

Dans le camp socialiste, la démarche inquiète. Un ministre interrogé par Europe1 confirme que l'affaire est à ''surveiller de très près'', après les nombreuses passes d'armes entre socialistes et écologistes depuis le début du mandat de François Hollande. Côté EELV, on ironise sur cette situation qui pourrait bien mettre un sacré coup de pression sur la rue de Solferino et chahuter un peu plus le gouvernement. "Dans les mariages, une petite infidélité de temps en temps ça ressoude le couple", rappelle même un sénateur au site d'information.

Pour le parti majoritaire, il y a en effet de quoi se faire du souci, surtout si d'autres négociations se concluent dans des villes importantes. A l'image de Nîmes ou de Grenoble, où selon nos informations un sondage aurait été commandé par le maire. L'enquête, restée confidentielle, ''donne de bonnes chances de rivaliser avec l'élu socialiste'', selon un cadre du PG.