Il a la popularité, il a le sourire. Aura-t-il bientôt le portefeuille ministériel ? Selon les informations de France Info, l’écologiste et animateur de télévision Nicolas Hulot aurait été contacté par François Hollande pour intégrer le gouvernement avec un portefeuille très étendu comprenant le ministère de l'Ecologie. Un remaniement serait en effet prévu entre le 10 et le 20 février, provoqué par le départ probable de Laurent Fabius au Conseil constitutionnel.

La proposition lui a déjà été faite fin janvier, le rendez-vous d'hier (mercredi), c'était pour confirmer et préciser les choses", explique un proche de Nicolas Hulot à France Info. L’ex animateur est en tout cas bien courtisé.

Hulot a déjà dit non à Chirac et Sarkozy

L’Elysée aurait même tendance à sortir le grand jeu pour appâter Nicolas Hulot. Car si la proposition lui aurait bien été formalisée, l’un des instigateurs de la COP 21 n’a pas l’air plus partant que ça, analyse Libération. "Hulot a une grosse pression pour être ministre. Dans le jeu de chaises musicales déclenché par le départ de Fabius au Conseil constitutionnel, Royal irait au Quai d’Orsay, ce qui libérerait une place à l’Écologie", raconte un de ses proches qui a dîné récemment avec lui, rappelant que l’ex-animateur "a déjà refusé d’être ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy".

L’intéressé se laisserait le temps de la réflexion. Nicolas Hulot "coche toutes les cases pour ce poste", analyse Libération. "Il pourrait néanmoins in fine décider de décliner pour mieux se consacrer à un projet plus ambitieux, celui de lancer un mouvement écologiste d’envergure, en vue de la présidentielle."

EELV dans tous les sens

Sur l’arrivée d’un des leurs au gouvernement, les écolos se montrent en tout cas divisés. Interrogés par France Info ce mercredi soir à l’occasion d’un meeting sur les primaires à la Bellevilloise à Paris, aucun n’a développé la même position. "Pourquoi pas ?" pour Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Écologie. Cécile Duflot a clairement botté en touche, dénonçant les rumeurs de journalistes, qui sont régulièrement infondées, et sans doute peu désireuse de voir les caméras se braquer sur cet écologiste populaire qui souhaite rassembler un mouvement au-delà des limites du parti.

Jeudi matin sur France Info, Yannick Jadot, député européen EELV, a prêché un ni-oui ni-non qui penchait vers le sceptique : "Nicolas Hulot fera bien ce qu'il veut. Mais qu'il sache qu'un an au gouvernement, c'est long. Mais pourquoi pas ? S'il arrive à obtenir des ruptures... "

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