François Hollande avait assuré jeudi que Paris appuierait "tous les efforts des Nigériens pour faire cesser la prise d'otages" à Agadez et "anéantir" le groupe qui a porté les attaques contre un camp militaire et un site d'Areva. Vendredi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a précisé que les forces spéciales françaises étaient intervenues dans la matinée à Agadez, ajoutant que l'assaut, qui s'est déroulé "vendredi à l'aube", a fait au moins deux morts dans le camp des "terroristes" preneurs d'otages.

Eviter qu'il y ait des risques identiques

"A l'heure où je vous parle, la situation est stabilisée, en particulier à Agadez, où nos forces spéciales sont intervenues en soutien des forces nigériennes à la demande du président nigérien Mahamadou Issoufou", a indiqué Jean-Yves Le Drian interrogé par BFMTV après un discours du président François Hollande devant l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) à Paris.

"L'objectif (des terroristes, ndlr) était que le Mali devienne un sanctuaire islamiste, ça ne le sera pas. Il faut maintenant éviter qu'il y ait, soit au Nord-Niger, soit dans une partie du Tchad, des risques identiques", a-t-il conclu, qualifiant la région du Sahel de "zone d'instabilité".