Une farandole pour protester. Une nouvelle manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes se tenait ce samedi après-midi à Nantes, alors que,ce lundi, la justice doit se prononcer sur l'expulsion des derniers habitants historiques de la ZAD. Onze familles et quatre agriculteurs installés sur les terres prévues pour accueillir l'aéroport sont concernés, à la demande du concessionnaire du site, une filiale de Vinci.

Cette manifestation, qui réunissait 250 personnes environ, se déroule sous forme d'une "farandole itinérante" et une "chaîne solidaire" sur les trottoirs du centre-ville de Nantes, pour ne pas gêner la circulation. Les manifestants veillent par ailleurs à ne pas laisser de trace de leur passage hormis des autocollants, des affiches sur les panneaux prévus à cet effet et des marques à la craie, précise France Bleu Loire Océan. Aucun débordement n'a été constaté au moment de la dispersion de la foule.

Les Zadistes veulent donner une autre image

Pas de tracteurs à l'horizon donc, ni de blocage des routes. "On veut montrer qu'on est capable de faire quelque chose de festif sans avoir de problèmes avec les commerçants", a expliqué un manifestant au micro d'Europe 1. Le porte-parole de l'Acipa (collectif d'opposants au projet d'aéroport), Julien Durand, veut ainsi effacer le souvenir des précédentes manifestations qui avaient dégénéré, notamment en février 2014 : "Le rassemblement devant le tribunal de Nantes et celui de Rennes ont été déterminés, pacifiques et familiaux", explique-t-il au micro de France Bleu Loire Océan.

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Pourtant, la maison d'un couple, vivant en bordure de la Zad, a été vandalisée vendredi soir, rapporte France Info. Ils venaient de déposer une pétition avec 1600 signataires pour demander le retour de l'état de droit, qualiant la Zad, cette zone occupée par les opposants à l'aéroport, de "zone de non-droit" avec son lot d'intimidations, d'après Ouest France. Preuve que la tension n'a pas redescendu d'un cran.

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