Jusqu'où ira l'imagination - et la bêtise - humaine ? Si pour Rimbaud, on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, en Thaïlande, cela peut même aller jusqu'à la cinquantaine. Un quinquagénaire, complexé par la taille et l'épaisseur de son sexe, a eu la très mauvaise idée de se faire injecter à plusieurs reprises de l'huile d'olive dans les parties génitales.

Le hic, c'est qu'à force de répéter cette pratique, l'homme a développé un cancer et a dû subir, 19 ans plus tard et à la suite d'une infection, une amputation dans l'espoir de survivre. "J’ai de la chance de n’avoir perdu qu’un organe", a reconnu, philosophe, le patient amputé, rapporte le Bangkok Post. Un exemple à ne pas suivre donc et qui a incité l'hôpital de Bangkok, où a été soigné le patient, à mettre en garde d'autres adeptes de l'huile d'olive injectée. 

A vouloir jouer trop gros...

"La pratique d’injection d’huile d’olive, de cire d’abeille ou de silicone ne donne généralement que de très mauvais résultats", prévient l'établissement dans un communiqué, dans l'espoir de mettre fin à cette pratique ancestrale qui se développe en Thaïlande. La méthode est pourtant séduisante puisqu'elle peut faire doubler, voire tripler, le volume du sexe suite à une injection. Chaque mois, l'hôpital traite entre trente et quarante cas similaires, plus ou moins graves.

Le docteur Surat Kittisupaporn, urologue de son état, va même plus loin dans la mise en garde : "Les patients ne retrouveront jamais leur pénis à 100 %, mais ils peuvent avoir une érection s’ils n’injectent pas la substance au centre du membre. Mais si cela se transforme en cancer, il faut faire une ablation." Celle-ci, appelée pénectomie, sera partielle ou totale en fonction de la gravité de l'infection. En outre, cette pratique a d'autres effets secondaires : perte de sensation, incapacité à pénétrer sa ou son partenaire, déformations, infections diverses... L'histoire ne dit pas, en revanche, si l'huile d'olive était extra vierge.