Alors que les élections générales au Pakistan ne sont que dans cinq jours, la fin de la campagne s'annonce à risque après l'explosion qui a touché, lundi, un rassemblement politique dans le nord-ouest du pays. L'attentat qui a tué au moins quatorze personnes et blessé une cinquantaine d'autres a été revendiqué par les talibans, très puissants dans cette zone tribale de Kurram, proche de la frontière avec l'Afghanistan.

Au moins 80 morts depuis le 11 avril

Les insurgés ont visé une réunion organisée par un candidat de la Jamaat-e-Ulema-e-Islam de Fazlur Rehman (JUI-F), un parti islamiste membre de la coalition gouvernementale sortante et majoritairement laïque. Le candidat n'a pas été touché par l'explosion mais celui d'une circonscription voisine a été légèrement blessé.

Les talibans, hostiles à la tenue de ces élections qu'ils jugent "non islamiques", multiplient les attentats : depuis le 11 avril, au moins 80 personnes ont été tuées dans de telles attaques qui ont gêné certains petits partis, laïcs notamment, dans leur campagne. Aujourd'hui, elles pourraient également avoir un impact sur la participation de la population au scrutin.