Confrontée à une série de faits-divers sordides ces dernières semaines, la Papouasie-Nouvelle-Guinée a été vendredi le théâtre d'un nouveau crime. Une universitaire américaine a été victime d'un viol collectif sur l'île de Karakar, dans la province de Madang. Selon les éléments rapportés par l'AFP, la jeune femme de 32 ans, observait les oiseaux et l'impact du réchauffement climatique sur l'écosystème local en compagnie de son mari et d'un guide qui les accompagnait quand elle a été agressée.

Neuf hommes armées de fusils et de couteaux s'en sont pris au groupe. Après avoir déshabillé et attaché les deux hommes, ils ont coupé les cheveux de la victime et l'ont violée avant de disparaître. Selon la police de la capitale Port Moresby, qui a confirmé les faits, aucune arrestation n'avait eu lieu dimanche.

Une série de crimes particulièrement violents

L'universitaire, qui a raconté son calvaire, a déclaré vouloir témoigner pour dénoncer les violences dont sont victimes les femmes dans ce pays. "J'espère que mon histoire peut changer les choses et aider les femmes de Papouasie-Nouvelle-Guinée à se dresser contre les violences qui leur sont faites", a expliqué à l'agence la victime, qui se rendait pour la quatrième fois en Papouasie-Nouvelle-Guinée. De son côté, le Premier ministre du pays Peter O'Neill a condamné cet acte et déploré des agressions qui "ruinent totalement nos efforts pour faire de notre pays une destination pour les investissements et le tourisme".

Plusieurs actes criminels ont été perpétrés ces derniers mois sur l'île pouvant être rattachés à la pratique de rites et d'actes de sorcellerie. Récemment, un Australien de 62 ans a été abattu à Mount Hagen, dans le centre du pays, tandis que la femme qui l'accompagnait a été violée. Peu de temps auparavant, début avril, deux femmes âgées avaient été torturées et décapitées.