Le meurtrier ne lui a laissé aucune chance. Xavier Desalbres, un Français résidant à Ponta Pora (Brésil), a été abattu mardi de deux balles dans la tête alors qu’il s’apprêtait à entrer dans son exploitation, située au Paraguay. Des balles tirées à bout portant alors qu’il était au volant de son véhicule, accompagné par son fils de 19 ans.

S’agit-il d’un règlement de comptes ? La police locale privilégie cette piste, car la zone est connue pour le trafic de drogue et la contrebande entre le Paraguay et le Brésil.

"Humaniste dévoué à la cause des plus faibles"

Mais la famille de Xavier Desalbres, 71 ans, conteste vivement cette thèse. "Il ne s'agit en aucun cas d'un règlement de comptes", a affirmé auprès de l'AFP le neveu de Xavier Desalbres, qu'il a présenté comme un "humaniste dévoué à la cause des plus faibles". D’'après Rémi Desalbres, "lui et sa famille se sentaient particulièrement menacés depuis trois ans”.

Originaire du Pays basque, Xavier Desalbres s'était installé au Paraguay "dans les années 1980 pour développer une activité d'essences aromatiques (citronnelle et eucalyptus) pour la parfumerie française et l’industrie aquitaine", selon son neveu. Marié avec une Paraguayenne, il s'était fortement impliqué dans la vie locale, créant avec elle "l’Ecole des Guaranis" à la demande d'un chef indien guarani.

Mais dans une région "où se développe depuis plusieurs années l’influence des narcotrafiquants", il avait dû déménager "dans la ville de Ponta Pora, au Brésil, mais avait conservé son activité au Paraguay, où son exploitation était devenue très convoitée par son voisinage. C’est là qu’il se rendait avec son fils lorsqu’il a été assassiné".

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