Une manière de clore la polémique. Jusqu'au couac diplomatique avec la Bolivie, Paris s'était montré prudent sur le dossier Snowden, François Hollande se contentant mardi d’indiquer qu’aucune demande officielle d'asile n'avait été adressée par l'informaticien américain.
Depuis, la crise avec La Paz a enflé.

Les portes se referment pour Snowden

De retour dans son pays, le président bolivien, a qui on a refusé le survol de l’espace aérien français mardi soir de peur que son avion ne transporte l'auteur des révélations sur l'espionnage américain, a ainsi estimé ce jeudi "insuffisantes" les excuses que lui ont adressées les pays européens, dont la France. Depuis, surtout, Paris a reçu la demande d'asile d'Edward Snowden, transmise par son ambassade à Moscou, et l'a rejetée, a annoncé ce jeudi le ministère de l'Intérieur.

Une décision sans surprise au regard de l’interdiction de survol adressée à l'appareil bolivien, qualifiée d'"asservissement" de la France aux intérêts américains par le parti de Gauche et le FN. Reste maintenant au consultant de l'Agence américaine de sécurité nationale à trouver l'Etat susceptible de l'accueillir, avec la garantie de ne pas être extradé vers son pays d'origine, alors même que plusieurs pays ont rejeté sa demande.