A l'instar des Etats-Unis, la France devrait intégrer à la formation au permis de conduire des connaissances aux premiers secours. Mercredi, le Sénat a adopté à l'unanimité une proposition de loi UMP en ce sens. Si le texte doit encore passer à l'Assemblée nationale, le gouvernement s'est d'ores et déjà engagé à prendre le décret d'application d'ici l'été.

La proposition de loi du sénateur Jean-Pierre Leleux dispose que "les candidats à l'examen du permis de conduire sont formés aux notions élémentaires de premiers secours en cas d'accident de la circulation. Cette formation est sanctionnée dans le cadre de l'examen du permis de conduire". Concernant l'évaluation des notions dispensées, les modalités seront fixées par voie réglementaire. Les futurs candidats au permis apprendront notamment comment bien baliser les lieux d'un accident, ventiler, comprimer et sauvegarder la vie des blessés.

"Entre 250 et 350 vies pourraient être sauvées"

Mettant en avant "la baisse considérable du nombre de personnes tuées chaque année sur la route depuis les années 1970, avec un seuil qui est passé de 6.000 tués sur les routes dans les années 1970 à environ 4.000 victimes aujourd'hui", l'élu a souligné que "de nombreuses victimes d'accidents de la route décèdent avant l'arrivée des secours". "On estime que chaque année, entre 250 et 350 vies pourraient être sauvées si ces témoins connaissaient les gestes de premiers secours", a-t-il précisé.

Outre-Atlantique, mais également dans les pays d’Europe du Nord, où elle est largement dispensée, la formation obligatoire aux premiers secours dans le cadre du passage du permis de conduire n'a pas qu'un impact sur la route. Dans ces pays, elle participe à améliorer le taux de survie en cas de problème grave, tel un arrêt cardiovasculaire, dont est victime une personne devant témoin.