Un paradis pour les moustiques. Le carnaval de Rio, donc la plus grande parade s'élancera dimanche dans les rues de Rio de Janeiro, bat déjà son plein dans la capital brésilienne. Ce samedi de carnaval a rassemblé plus d'un million de fêtards pour le "bloco" (défilé de rue) du Cordao da Bola Preta, dans le centre ville.

Le Brésil, pays le plus touché

Entraînée par un camion qui diffusait de la samba, la foule déguisée a dansé sans aucune crainte du virus qui a déjà touché 33 pays. Et malgré la préoccupation internationale sur le lien entre le moustique Zika et l'explosion des cas de bébés microcéphales (avec un crâne plus petit que la normale) ou la hausse des cas d'une grave maladie neurologique, la crainte d'être piqué ici reste minime.

Le Brésil, pays le plus touché par le Zika avec 1,5 million de personnes infectées, redouble pourtant d'efforts dans la lutte contre le moustique et insiste sur le fait que les touristes (sauf les femmes enceintes) ne craignent rien pendant le Carnaval ou les Jeux olympiques qui se tiendront en août, la période sèche.

La crainte d'une transmission salivaire

En attendant les Jeux, le carnaval se tiendra malgré l'entrain des participants sous haute surveillance. Le virus a déjà gâché une partie de la fête : au moment où le Gros roi Momo donnait le coup d'envoi des festivités vendredi, des chercheurs brésiliens annonçaient avoir détecté sa présence active dans la salive et l'urine.

Les autorités brésiliennes estiment que cinq millions de personnes, dont plus d'un million de touristes brésiliens et étrangers, danseront la samba, jour et nuit pour certains, pendant les quatre jours que durera le carnaval.

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