Dépôt de gerbe, dévoilement de plaque et minute de silence. Le même cérémonial, sans discours, a été répété à trois reprises lors de cérémonies sobres et recueillies, organisées dans l'intimité à la demande des familles, avec une présence médiatique limitée.

Tout a débuté à 10h00, quand le président de la République et la maire de Paris Anne Hidalgo ont dévoilé une plaque "à la mémoire des victimes de l'attentat terroriste contre la liberté d'expression perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015", rue Nicolas-Appert (XIe arrondissement), où se trouvait le siège du journal. Sur la plaque sont inscrits par ordre alphabétique les noms des victimes. Un détail a marqué les esprits : une faute d'orthographe sur le dernier nom, Wolinsky, qui s'écrit Wolinski. Une nouvelle plaque a été commandée et remplacera la première dans les 48 heures.

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"Je suis Ahmed"

Un peu plus tard, à quelques pas de Charlie Hebdo, François Hollande et Anne Hidalgo ont dévoilé une deuxième plaque, en présence du Premier ministre Manuel Valls, sur le boulevard Richard-Lenoir, où avait été tué le policier Ahmed Merabet alors qu'il tentait de stopper les djihadistes dans leur fuite. Sur le trottoir a été inscrit au pochoir "Je suis Ahmed" en lettres tricolores, et son portrait dessiné sur un compteur électrique.

Peu avant 11h00, une troisième plaque, "à la mémoire des victimes de l'attentat antisémite du 9 janvier 2015 perpétré dans les locaux du magasin Hyper Cacher", a été inaugurée porte de Vincennes, près de l'entrée du supermarché casher, où trois clients et un employé, tous juifs, ont été tués deux jours après l'attaque contre Charlie Hebdo.

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