En France, l'Epiphanie, c'est la galette des rois. On la mange en famille ou entre amis, que l'on soit croyant ou pas. C'est l'occasion de débattre autour du thème “avec ou sans frangipane” et de se remettre tranquillement des excès gastronomiques que notre corps a subi entre Noël et le jour de l'An.

Dans de nombreux autres pays, cette fête chrétienne fait l'objet d'une grande manifestation populaire. Au Mexique, par exemple, la rosca de los reyes (la galette des rois, version locale) - une brioche ronde sertie de fruits confits – se partage dans la rue, et à grande échelle.

C'est Noël après l'heure

En Espagne, comme dans les pays d'Amérique latine, on profite de l'Epiphanie pour donner aux enfants leurs cadeaux. En effet, selon la tradition chrétienne, les rois mages apportèrent 12 nuits après la naissance de Jésus, des présents. Lors des processions, des participants déguisés en Melchior, Balthazar ou Gaspard, défilent dans les rues à dos de chameaux.

En Pologne, le 6 janvier on ne travaille pas. Supprimée officiellement il y a une cinquantaine d'années par le régime communiste de l'époque, la fête de l'Epiphanie n'est redevenue qu'en 2011 un jour férié en Pologne, pays catholique à 90 %.

Une baignade bonne pour la santé

Dans les pays d'Europe de l'Est, l'Eglise orthodoxe célèbre ce même jour la Théophanie. En Bulgarie, il faut briser la glace avant de se jeter à l'eau pour y récupérer une croix bénie. L'heureux élu sera en bonne santé toute l'année. Même chose en Grèce ou en Turquie, la glace en moins.

Aux Philippines, pays comptant le plus grand nombre de chrétiens en Asie, les rois mages ont aussi un certain succès, mais moindre. On se contente de quelques prières et de figurants déguisés, montés sur des chevaux, faute de camélidés.