Jusqu'au dernier moment, Silvio Berlusconi a tenté d'éviter le couperet. Mais à 77 ans, le Cavaliere vient d'être déchu ce mercredi de son poste de sénateur.  Et ce, en vertu d'une loi votée en 2012 pour assainir la politique italienne qui prévoit l'expulsion pour six ans et l'inéligibilité des parlementaires condamnés à de la prison. Or, il s'est vu infliger quatre ans, dont trois amnistiés.

Le président du Sénat, Pietro Grasso, a fait cette annonce après les rejets par le Sénat, au cours de plusieurs votes successifs, des divers documents visant à contrecarrer la déchéance du Cavaliere.

Le Cavaliere déterminé

Une majorité de sénateurs – de gauche et du Mouvement 5 étoiles – étaient favorables à son expulsion. "Je vous demande de prendre votre décision en toute conscience, non pas par rapport à moi mais par respect pour la démocratie", leur a encore lancé lundi le Cavaliere, apparemment fatigué mais déterminé, dans une lettre à l'adresse de ses adversaires. "Ne prenez pas une décision dont vous aurez honte devant vos enfants".

Le Cavaliere l'a par ailleurs martelé : il restera quoi qu'il arrive à la tête de son parti refondé Forza Italia. Selon des sondages effectués pour son compte, une coalition de droite recueillerait 24% des suffrages en cas d'élections anticipées, "deux points de plus que le centre gauche".