Un obstacle de plus sur le chemin vers l’élection présidentielle de 2017. C'est ainsi que l'annonce de la mise en examen de Nicolas Sarkozy, mari 16 février, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle 2012 a été accueilli par la presse.

"Nuages", mines et gênes

"La justice érige un obstacle sur le chemin de l’Elysée", assène Matthieu Verrier, dans La Voix du Nord. C'est une "nouvelle épine dans le pied" de l'ancien président de la République, écrit dans Le Courrier picard, Jean-Marc Chevauché, qui souligne : "La Justice, tranquillement avance".

Et "l’étau se resserre sur l’ancien président de la République. Avec une mise en examen pour finir. Forcément, ça ne l’arrange pas", remarque Pascal Coquis, des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pour Isabelle Ficek, des Echos, ce sont "les nuages" qui "s'amoncellent au-dessus de Nicolas Sarkozy. Et le dernier arrivé n'est pas des moindres." Dès lors, poursuit-elle, cette mise en examen "sème inévitablement le doute sur la possibilité pour lui d'aller au bout de cette course" à l'Elysée en 2017. Les procédures judiciaires "minent son retour vers le pouvoir", assure Xavier Brouet, du Républicain lorrain. Le Figaro reconnaît que cette "mise en cause pourrait gêner sa candidature à la primaire à droite".

"La question de sa candidature se pose"

"C'est un coup dur à quinze mois de la présidentielle", affirme de son côté Raymond Couraud, de L'Alsace. "L'accumulation des affaires fragilise les ambitions de Nicolas Sarkozy de retrouver l'Élysée" car "son abonnement aux cabinets d'instruction ne peut que déplaire aux Français", estime l'éditorialiste. Et "désormais, avec cette mise en examen, c'est évidemment la question de sa candidature qui se pose. C'est-à-dire celle de sa survie politique", n'hésite pas à écrire Jean-Marie Montali, dans Le Parisien.

Patrice Chabanet, du Journal La Haute-Marne, rappelle, comme d'ailleurs ses confrères, que "tout mis en examen est présumé innocent" avant de préciser qu'il "vaut mieux ne pas l'être, surtout quand on aspire à redevenir président de la République". Pour lui, "l'ancien président de la République aurait bien fait l'économie de cette épreuve, car c'en est une". "Nous sommes bien d'accord : la mise en examen ne signifie pas la culpabilité. Mais elle n'est pas anodine", conclut Laurent Joffrin, dans Libération.

A LIRE AUSSI
>>
Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy entendu par les juges
>>
Les 9 affaires qui pourraient freiner Nicolas Sarkozy
>>
Campagne de Sarkozy en 2012 : quatre nouvelles mises en examen
>>
#CestpasmoicestCopé : Twitter se paye Sarkozy et sa défense