La soirée commence à peine à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, quand trois hommes font irruption dans le hall du Splendid, hôtel quatre étoiles fréquenté par les Occidentaux. Quasi simultanément, à quelques encablures de l'établissement, au Cappuccino, lieu bien apprécié des habitués du quartier, un autre commando fait son irruption. Tous sont armés.

Une longue nuit commence alors. L'armée burkinabé, soutenue par l'armée française, présente au Burkina Faso au titre de l'opération Barkhane, donne l'assaut peu avant trois heures du matin. Un assaut qui se concentre à la fois sur le Splendid et le Cappuccino. Toute la nuit, djihadistes et militaires se répondent. Il faudra attendre le milieu de matinée du 16 janvier pour libérer les près de 150 otages de leur nuit infernale, au prix de la mort de 22 d'entre eux, ainsi que celle de trois djihadistes.

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