Du côté des Démocrates

Hillary Clinton, ancienne secrétaire d'Etat, 68 ans
Favorite des sondages dans la course à la Maison Blanche, l'ex First lady et ancienne sénatrice de l'Etat de New York, devenue secrétaire d'Etat de Barack Obama, a acquis une solide expérience politique. Ambitieuse, cette avocate de formation de 58 ans bénéficie d'une importante cote de popularité auprès des Américains qui soulignent régulièrement sa force de caractère. Mais son passé est aussi source de critiques et Hillary Clinton doit notamment faire face aux virulentes attaques des Républicains, qui font peser sur elle la responsabilité de la tragédie de Benghazi, en 2012, au cours de laquelle l'ambassadeur Christopher Stevens a été tué. Combattante et offensive, elle a axé sa campagne sur la lutte contre les inégalités dénonçant tout à la fois les écarts de richesses et la discrimination raciale aux Etats-Unis.

Bernie Sanders, sénateur du Vermont, 74 ans
Décrit comme le candidat démocrate le plus sérieux face à Hillary Clinton, Bernie Sanders s'est démarqué grâce à un positionnement très à gauche. A 74 ans, le sénateur du petit Etat du Vermont apparaît infatigable pourfendeur de la puissance financière de Wall Street et défenseur des classes moyennes. Ses combats : augmenter à 15 dollars le salaire minimum (7,25 dollars actuellement au niveau fédéral) et créer une assurance maladie universelle. Parti de loin, sans argent ni grande notoriété, Bernie Sanders a su puiser dans son expérience parlementaire (17 ans à la chambre des Représentants et sénateur depuis 2007) pour asseoir sa candidature qui fait aujourd'hui de lui un prétendant à la Maison Blanche. S'il était élu il deviendrait le plus vieux président de Etats-Unis.

 Du côté des Républicains

Donald Trump, hommes d'affaires, 68 ans
On ne présente plus le magnat de l’immobilier dont les sorties plus provocatrices les unes que les autres accaparent la campagne depuis plusieurs mois. Aussi raillé que soutenu, Donald Trump, qui n'a jamais occupé de fonction élective, ne semble connaître aucune limite ni dans les dérapages ni dans la progression dans les sondages. A l'heure où s'ouvrent les primaires, le milliardaire de 68 ans dépasse les 40% d'intentions de vote. La grandeur de l'Amérique perdue comme leitmotiv, il harangue les foules à ses meetings à grands coups de promesses libérales, de propositions anti-immigration ou de positions contre l'avortement. Autant de mesures qu'il dénonçait il y a de cela 25 ans. Pas à une contradiction près, ce fan de catch ne se préoccupe ni du parti républicain ni de ses adversaires, si ce n'est pour les égratigner violemment.

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Ted Cruz, sénateur du Texas, 45 ans
Pas avare de slogans populistes et d'images chocs pour séduire l’électorat conservateur, Ted Cruz a fait une percée dans la campagne ces derniers mois, jusqu'à devenir le candidat de la droite religieuse américaine. Désormais principal adversaire de Donald Trump, il chasse sur les terres du milliardaire dénonçant l'immigration clandestine, les impôts, l'avortement ou les anti-armes. Il est également un farouche adversaire de l'"Obamacare", la réforme du système de santé américain de Barack Obama qui instaure une couverture santé minimum aux Etats-Unis. Né au Canada, à Calgary, d'une mère américaine et un père cubain, il a fait brillante carrière en droit avant de se lancer dans la bataille politique. Pour lui, le rapprochement avec Cuba est une "terrible erreur".

Marco Rubio, sénateur de Floride, 43 ans
C'est le cadet de la campagne. A 43 ans, le sénateur de Floride, fils d'immigré cubain, a déjà une solide expérience politique derrière lui. Face à l'ascension de Trump et Cruz, qui inquiète les cadres du parti, Marco Rubio entend jouer la carte du compromis en tentant de réunir les plus conservateurs avec des positions anti avortement, contre le mariage gay ou le salaire minimum, tout en ménageant les républicains les plus centristes. Illustration de son positionnement stratégique confortée par la chute de Jeb Bush dans les sondages, Marco Rubio prend soin de ne pas attaquer frontalement ses adversaires. Quitte à paraître parfois trop lisse...

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Ben Carson, neurochirurgien retraité, 64 ans
Avec Donald Trump, il partage les dérapages, l'inexpérience politique, des analyses approximatives, mais pas l'excentricité du milliardaire. Ben Carson est aussi discret que brillant. D'une jeunesse défavorisée dans les quartiers sinistrés de Détroit et Boston, il est devenu célèbre en 1987 en séparant deux frères siamois durant une opération de 22 heures. Une première mondiale. Aujourd'hui retraité, cet Afro-Américain de 64 ans a séduit l’électorat ultra-conservateur durant l'automne en fustigeant l'élite de Washington et l'assistanat et en assumant des positions virulentes contre le mariage gay et l’avortement, en accord, affirme-t-il, avec ses convictions religieuses issues du courant chrétien adventiste. Avant le coup d'envoi des primaires, Ben Carson peine à dépasser les 6% d'intentions de vote.

Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride, 62 ans
A l'instar d'Hillary Clinton, Jeb Bush traine derrière lui un conséquent héritage politique. Il est le fils de l'ancien président George H. W. Bush et le frère cadet de George W. Bush, à la Maison Blanche de 2000 à 2008. Parti en tête des sondages, l'ex-gouverneur de Floride fait aujourd'hui figure d'outsider dans la course à l'investiture, débordé par sa droite par Trump et Cruz. Se posant en véritable incarnation du parti républicain, son positionnement est résolument libéral et ses promesses tournées vers la prospérité des Etats-Unis. Très tôt, Jeb Bush, présenté souvent en opposition à son frère aîné comme sérieux et travailleur, a tenté de rallier une partie de l’électorat latino-américain à sa cause en faisant des meetings dans les deux langues, grâce à une parfaite maîtrise de l'espagnol. Mais il en faudra plus pour remettre Jeb Bush dans la course, lui qui ne conserve plus que 5% d'intentions de vote.

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