A la question "comment peut-on être l'avocat de Saddam Hussein?" posée par France Soir en 2004, il avait répondu: "Défendre Saddam n'est pas une cause perdue. C'est défendre Bush qui est une cause perdue". Au fil de sa carrière, Jacques Vergès s'est imposé comme le défenseur de personnalités condamnées par l'Histoire au motif que, selon lui, "les poseurs de bombes sont des poseurs de questions".

Le nazi Klaus Barbie, le terroriste Carlos, l'activiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, l'ancien dirigeant khmer rouge Khieu Samphan, le tueur en série Charles Sobrhraj ou encore l'ex-président yougoslave Slobodan Milošević... figurent sur la liste des clients que l'avocat, aussi redouté que controversé, a défendus. Jacques Vergès est décédé jeudi, à Paris, à l'âge de 88 ans.