1. Limiter les activités extérieures
Il est conseillé de ne pas faire de balade, de pratiquer une activité extérieure et encore moins d'activités sportives intenses pour limiter l'inhalation de polluants. Les enfants, seniors, fumeurs et malades chroniques sont les personnes les plus sensibles à cette pollution extérieure, classée cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
A savoir : c'est aux heures les plus chaudes de la journée que les pics sont à leur maximum et l'exposition dépend d'abord de la proximité au trafic automobile, source principale de polluants (particules fines, dioxyde d'azote, monoxyde de carbone) en ville.

2. Privilégier les transports en commun à la voiture
Opter pour un autre mode de transport plutôt que sa voiture peut aussi permettre d'épargner ses poumons. La voiture n'épargne pas du tout le conducteur des polluants, l'habitacle ayant plutôt tendance à les accumuler. C'est d'autant plus vrai dans des embouteillages, au moment où les moteurs polluent le plus.
Reste les métros et les bus qui soumettent les passagers à une pollution un peu moindre - davantage de particules mais moins d'autres polluants. Si la voiture demeure la seule option, le niveau d'alerte déclenché pendant les pics entraîne la baisse des vitesses maximales autorisées.

3. Être vigilant à l'apparition de symptômes
Asthme, toux, allergies, et irritation sont notamment les premiers signes qui doivent alerter. "Il est difficile d’établir la nocivité respective de chaque polluant atmosphérique, car ils sont inhalés sous forme d’un mélange néanmoins certains effets spécifiques ont pu être démontrés grâce aux études réalisées chez l’homme", précise à ce sujet l'Institut de veille sanitaire (InVS). En cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, il ne faut pas hésiter à consulter un médecin ou pharmacien. A noter que le port d'un masque ne permettra pas de limiter l'aggravation des symptômes car les particules sont trop fines.

4. Bien aérer son intérieur
En ces périodes de pics, la pollution n'est pas seulement importante à l'extérieur. Dans un communiqué, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) rappel "qu'il est aussi nécessaire d'aérer - au moins 10 minutes par jour - les espaces intérieurs et de s'assurer que les systèmes de ventilation fonctionnent correctement". Les polluants toxiques sont également présents à l'intérieur des lieux de vie, bureaux comme foyers. Eviter les feux de cheminée, le tabac, l'encens, les bougies parfumées et les produits ménagers non écologiques est aussi un moyen d'agir.

5. Faut-il prendre le vélo ?
Bien qu'au grand air, le cycliste semble plus épargné. A temps de parcours égal avec la voiture, le bus et le métro, il apparaît comme le mieux loti, car moins directement plongé dans le trafic. Il faut quand même tenir compte du fait que "l'effort l'amène à inhaler trois fois plus d'air que l'usager du métro", nuance l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). Néanmoins, il garde plusieurs longueurs d'avance compte tenu des nombreux bénéfices pour la santé de la pratique du vélo par rapport aux autres modes de transport. La réponse est donc oui.