Antonietta Nunziata, 80 ans, cultivait autrefois des orangers et des citronniers dans son jardin, jusqu'à ce que les autorités de Pompéi s'en emparent il y a quatorze ans pour mettre au jour ces tombes datant du 1er siècle avant JC. Sépultures qui ont ensuite été abandonnées en raison de coupes budgétaires.

"C'était un si joli jardin"

Ce site, qui fait partie d'une zone relativement peu exploitée de Pompéi, se trouve à l'une des portes de la ville romaine et est aujourd'hui recouvert de végétation et à l'abandon. D'une surface de 1490 m2, ce terrain est en bordure du site archéologique (44 hectares, soit le plus grand d'Italie). "C'était un si joli jardin mais ils ne pouvaient même pas l'entretenir ! Je suis très énervée", a confié Mme Nunziata à la chaîne de télévision italienne SkyTG 24.

Son avocat, Livio Provitera, a déclaré à l'AFP que sa cliente se retrouvait maintenant face un défi de taille : entretenir elle-même les deux tombes romaines se trouvant dans son jardin. "Elle voulait en fait surtout s'occuper de ses orangers et ses citronniers", a-t-il confié.

Un ambitieux projet de rénovation

Située près de Naples, Pompéi, ensevelie sous les cendres par l'éruption du Vésuve le 24 août 79, constitue l'ensemble le mieux conservé d'une ville de l'époque romaine. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 1997.

Mal géré durant des années et victime d'éboulement, Pompéi fait l'objet d'un ambitieux projet de rénovation, en partie financé par l'Union européenne, qui vise entre autres à améliorer les services pour les visiteurs. Selon la Commission européenne, le nombre de touristes visitant le site pourrait passer d'environ 2,3 millions actuellement à 2,6 millions par an en 2017.