"En tant que secrétaire général depuis 2010 et lors de la dernière présidentielle, vous avez été absolument exemplaire" face aux "attaques difficiles" de la gauche et à la différence de certains "amis silencieux" qui avaient "parfois la main qui tremble" et "des états d'âme". Jean Sarkozy n'a pas tari d'éloges à l'égard de son invité, Jean-François Copé, lors d'un café-politique organisé mardi à Neuilly-sur-Seine, le fief sarkozyste.
"Les militants vous connaissent bien, vous connaissez bien les militants (...) Vous avez été l'homme interdisant la burqa", "l'une des grandes victoires de notre histoire parlementaire" malgré les réticences "jusque dans votre propre camp", a ainsi poursuivi le vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine. Louant le "courage", la "solidité" et la "franchise" du candidat à la présidence de l'UMP, il a évoqué l'élection des 18 et 25 novembre. "Il ne s'agit pas, comme on l'entend parfois, d'une primaire qu'on ferait en 2012 pour 2017", a-t-il asséné sans prononcer le nom du grand rival de Jean-François Copé, François Fillon, qui y voit, lui, "une primaire avant l'heure".
"Je ferai un choix, naturellement"
Pour cette rencontre, Jean Sarkozy avait choisi un lieu hautement symbolique : le café-brasserie Le Winston, endroit préféré de Nicolas Sarkozy pour ses rencontres politiques. Interrogé à son arrivée par des journalistes, le fils de l'ancien président s'est dit "prêt à recevoir tous les candidats qui le souhaitent". "Je ferai un choix, naturellement", a-t-il confié.
Jean-François Copé s'est pour sa part dit "touché" par son message d'accueil et a multiplié les hommages à son père, "un tempérament", un homme "courageux", qui agit "même au risque de l'impopularité". "Je serai à ses côtés, quelle que soit la décision qu'il prendra", n'a-t-il eu de cesse de répéter comme désormais dans chacun de ses déplacements.
"J'en entends d'autres qui disent 'nous aussi on est sarkozystes'" alors qu'ils ont parfois été "aux abonnés absents" pendant la campagne, a-t-il raillé. Celui qui avait comparé François Hollande au roi Louis-Philippe a opposé, sans le citer François Fillon, "la droite orléaniste" et sa "prudence" à "la droite bonapartiste" et son "courage". Une soirée qui aurait été quasi parfaite pour Jean-François Copé si l'ancien ministre Christian Estrosi, sarkozyste de toujours, n'avait pas confirmé son soutien à François Fillon dans la course à la présidence de l'UMP.
















