Sarah Palin serait-elle l’alter ego féminin de Donald Trump ? L’ancienne égérie du Tea Party, candidate malheureuse à la vice-présidence en 2008, a affiché son soutien au républicain mercredi soir. L’occasion pour l’ancienne gouverneure de l’Alaska de dérouler un discours durant lequel les phrases chocs et les raisonnements approximatifs n’étaient pas sans rappeler ceux du milliardaire. Notamment quand elle a abordé les ennuis judiciaires de son fils.

Track, son fils aîné, a en effet été arrêté lundi pour violences conjugales. Le jeune homme, âgé de 26 ans, est accusé d'avoir agressé sa compagne, d'avoir tenté de l'empêcher de prévenir la police et d'avoir tenu une arme à feu alors qu'il était "intoxiqué", ont indiqué les forces de l'ordre. Le triste résultat d’un retour compliqué aux Etats-Unis après un an de service en Irak ? C’est en tout cas l’avis de sa mère. Selon Sarah Palin, son fils souffrirait en effet de troubles post-traumatiques et d'une absence de reconnaissance de son action sur le terrain "pour défendre les libertés". En clair : une absence de reconnaissance de la part de Barack Obama.

A LIRE AUSSI >> Marion Maréchal-Le Pen, la nouvelle idole de Sarah Palin

"Mon fils est revenu un peu différent, endurci"

"Mon fils comme beaucoup d'autres est revenu un peu différent, endurci. (...) Tous se demandent s'il y a ce respect pour leurs amis combattants et (...) pour ce que les membres de l'armée ont donné en sacrifice à cette patrie, a expliqué Sarah Palin, sans jamais citer le nom du président américain. Quand mon propre fils endure ce qu'il endure, je ressens ce que ressentent d'autres familles, avec les conséquences des troubles post-traumatiques", a-t-elle notamment déclaré. En outre, elle a aussi appelé à "élire un président qui protégera ses vétérans plutôt que ses immigrés illégaux."

En 2014, la famille Palin avait déjà fait les gros titres de la presse nationale à la suite d'une rixe entre le mari de Sarah Palin, son fils Track et ses filles Bristol et Willow, dans laquelle, selon le rapport de police, l'alcool avait joué sa part. La responsabilité de Barack Obama n’avait cependant pas été évoquée cette fois-ci.

A LIRE AUSSI >> Donald Trump, un "imbécile" pour des députés britanniques