Sept jours de procès n'auront pas suffi à faire éclater la vérité dans l'affaire Barbot. Aux assises de Nantes depuis le 14 janvier, ni les interrogatoires serrés de la présidente ni les supplications des parties civiles n'ont pu aboutir à une seule et même version des faits de la part de Didier Barbot et de sa maîtresse, Stéphanie Livet. Tous deux sont accusés d'avoir assassiné Anne Barbot, la femme de cet agriculteur de Loire-Atlantique, à coups de bûches en mars 2013.

C'est donc la seule vérité judiciaire qui pourra apporter un tant soit peu de réconfort à la famille de la victime. Ce lundi matin, l'avocat général a requis, au court d'un réquisitoire sévère, 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre de Didier Barbot, et 25 ans contre Stéphanie Livet.

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"C'est lui qui mène la danse"

Une façon de laisser entendre l'implication majeure de Didier Barbot dans la préméditation et le passage à l'acte de l'assassinat de son épouse. "C'est lui qui mène la danse" a ainsi déclaré le procureur Pierre Dupire. "La différence fondamentale", a-t-il encore expliqué, c'est que Didier Barbot tue sa propre femme, et Stéphanie Livet tue sa rivale."

Le tribunal suivra-t-il ces réquisitions ? Nous le saurons ce lundi, en fin de journée. Sur les bancs du public, les familles de la victime, mais aussi des accusés, n'attendent que cela. Pour eux, la frustration est immense : "On ne veut pas de pardon, on veut la vérité, maintenant" avait supplié l'un des sœurs de Didier Barbot, qui s'est constituée partie civile  contre lui. 

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