C'était en mars 2012. Pendant une semaine, Mohamed Merah, Français de 23 ans, terrorise la France et tue sept personnes avant d'être lui-même abattu par les forces de l'ordre au terme d'un assaut de plus de trente heures. Vendredi 19 février, le parquet de Paris a demandé que son frère, Abdelkader Merah, complice présumé des attaques perpétrées à Toulouse et Montauban, comparaisse devant une cour d'assises. Il encourrait la réclusion criminelle à perpétuité pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste". 

Des complices absents du banc des accusés

A l'annonce de la nouvelle, l'avocate des familles des victimes de Mohamed Merah, Samia Maktouf, s'est émue de ce que ce procès ne concerne que l'un des responsables des tueries de 2012. "Centrer la procédure sur Abdelkader Merah était très critiquable", a dénoncé l'avocate au micro de BFMTV, affirmant que certains "proches et amis" de Mohamed Merah n'ont jamais été inquiétés malgré une complicité "avérée".

Des complices qui sont à l'heure actuelle introuvables. Et pour cause. Ils ont tous rejoint la Syrie pour y mener le djihad. L'un d'entre eux est la "voix" francophone du groupe Etat islamique, l'autre en est le bourreau. Quant à la soeur de Mohamed Merah, elle a disparu en 2014, soupçonnée d'avoir elle aussi rejoint la Syrie. 

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