Le compte à rebours a débuté pour Barack Obama. A la fin de l’année, le président des Etats-Unis devra faire ses cartons et laisser la place à son successeur. Reste à savoir où ira le premier président noir du pays, lui qui est resté évasif ce jeudi quant à son avenir.

Interrogé jeudi sur le lieu où il entendait vivre après janvier 2017, Barack Obama a évoqué la capitale fédérale, au moins à court terme. "Nous n'avons pas encore décidé. Nous allons devoir rester (à Washington) quelques années pour que Sasha puisse terminer", a-t-il répondu. Début 2017, Sasha, actuellement à la Sidwell Friends School, école privée de Washington, aura en effet encore un peu plus de deux ans de lycée devant elle. Malia, l'aînée, sera quant à elle à l'université.

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"Le contact avec les étudiants me manque"

Serait-il ensuite tenté par un retour à Chicago, ville où il a débuté sa carrière politique ? Rien n’est sûr. Mais Barack Obama a cependant évoqué à plusieurs reprises sa volonté de travailler avec les jeunes issus des minorités dans les quartiers défavorisés, où l'échec scolaire, le chômage et un taux d'incarcération sont nettement plus élevés qu'ailleurs. Des rumeurs récurrentes lui prêtent aussi l'envie de donner des cours à la Columbia University (New York), où il a étudié au début des années 80. "J'adore enseigner. Le contact avec les étudiants me manque", confiait-il au New Yorker à l'automne 2014.

Par ailleurs, l'exemple de ses deux prédécesseurs démocrates encore en vie - Jimmy Carter et Bill Clinton - qui ont monté des fondations respectées au-delà des frontières américaines, pourrait être un repère. Seule certitude : l'argent ne sera pas source d'inquiétude. Barack Obama, qui a un réel goût pour l'écriture, devrait sacrifier au traditionnel - et très lucratif - exercice de l'autobiographie. "Écrire ses mémoires a toujours été considéré comme un moyen acceptable de capitaliser sur sa présidence", a souligné l'historien Mark Updegrove, directeur de la bibliothèque Lyndon B. Johnson, à Austin (Texas). Les propositions de conférence grassement rémunérées devraient aussi pleuvoir.

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