Au soir de la victoire du Parti Québécois (PQ) mardi aux élections législatives de la province canadienne, le discours de la nouvelle Première ministre Pauline Marois a été interrompu par des coups de feu tirés à l'intérieur de la salle. La police de Montréal a annoncé dans la nuit qu'une personne avait été tuée et une autre grièvement blessée. Le suspect, un homme d'une cinquantaine d'année, a été arrêté.
Les partisans du PQ étaient réunis hier au Métropolis, l'une des plus grandes salles de spectacle de Montréal, pour fêter le retour au pouvoir de la formation indépendantiste après neuf ans de gestion libérale. Alors que Pauline Marois s'exprimait au pupitre, elle a été entrainée promptement en dehors de la scène par la sécurité, laissant l'assistance médusée, ne connaissant pas la raison de cette brutale interruption. Des coups de feu venaient d'être entendus par la sécurité.
Le suspect arrêté avec deux armes à feu
Le suspect, un homme d'une cinquantaine d'années portant une cagoule a été arrêté derrière la salle de spectacle. Il avait sur lui deux armes à feu, dont une arme de poing et aurait déclenché un incendie près de l'une des entrée de la salle avant de prendre la fuite. Un feu qui a été maitrisé par les secours. La presse locale rapporte en outre que le suspect aurait lancé : "les Anglais se réveillent, les Anglais se réveillent", au moment de son arrestation. Les investigations sont en cours pour déterminer ce qui s'est passé et quelles étaient les motivations et les intentions du tireur présumé. On ne sait en effet pas dans quelle mesure la Première ministre était directement visée par cet acte meurtrier.
Les abords du Métropolis ont été sécurisés et il semblerait qu'un véhicule, qui pourrait contenir des explosifs ou des armes, ait été repéré par la police. La Sureté du Québec a assuré que "jamais la sécurité de madame Marois n'a été compromise, les policiers ont agi rapidement pour la sécuriser".
















