"Dans la fraude, il y a la fraude dans la fraude (…). L'infraction routière est déjà une fraude d'une certaine manière, mais il y a celui qui non seulement est pris mais veut essayer d'échapper à la sanction." C’est ainsi que s’exprimait le 2 juillet dernier le préfet Jean-Jacques Debacq, directeur de l’Agence Nationale de traitement automatisé des infractions (Antai). L’agence qui gère les PV émis par les radars automatiques. 

Problème, selon les révélations du journal en ligne Mediapart, ces paroles seraient celles d’un expert...

Pas de perte de point non plus

D'après des documents que le site fondé par Edwy Plenel a pu consulter, de fin 2010 a l’été 2013, le préfet aurait fait payer une douzaine d’amendes pour un montant total de près de 700 euros à son administration, c’est à dire par le Trésor Public, c'est à dire par tous les Français, donc. Ces contraventions concernent son véhicule de fonction, une Peugeot 508 et auraient été établies le dimanche. 

Mieux, Mediapart précise que, dans plusieurs certificats administratifs relatifs à des infractions relevées par radar automatique, "le conducteur n’est pas identifié". But de la manoeuvre pour le conducteur en infraction : échapper à la perte de points...