Manuel Valls était invité à la Grande Mosquée de Paris mercredi soir pour la rupture du jeûne. "Une manière pour la République d’adresser des regards d’affection aux musulmans", a expliqué le ministre de l'Intérieur, également en charge des cultes.

Accueilli par le nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Dalil Boubakeur, le ministre a rejoint la table des convives parmi lesquels la députée UMP des Yvelines Valérie Pécresse, la candidate socialiste à la mairie de Paris Anne Hidalgo et la vice-présidente socialiste du Sénat Bariza Khiari. Manuel Valls en a profité pour revenir sur le rôle du CFCM, créé en 2003 à l'initiative de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, pour représenter les musulmans de France. "L'islam a besoin de s'incarner dans un visage, dans une voix, dans une instance représentative (…) Nous sommes exigeants envers la deuxième religion de France".

"Fermeté" envers les auteurs d'actes islamophobes

Devant le président de l'Observatoire contre l'islamophobie, Abdallah Zekri, Manuel Valls a également dénoncé une "montée des violences à l'égard des musulmans de France", "violence tout à fait inacceptable". Et d'adresser un "message de fermeté" envers les auteurs de ces actes : "La République doit être intransigeante à l'égard de ceux qui s'attaquent aux cultes."

"C'est ce que j'attendais", s'est félicité Abdallah Zekri. "Les actes anti-musulmans sont en forte augmentation", a-t-il indiqué citant les agressions de "huit femmes voilées en quinze jours". Début de juillet, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) s'était inquiété d'une augmentation des actes islamophobes de plus de 57% en 2012 par rapport à l'année 2011.