Le sourire ultra-bright, faussement détendu, le candidat républicain à la présidentielle américaine 2012 s'est présenté quelques minutes avant 7 heures (heure française), sur la scène du Convention Center de Boston, dans l'Etat du Massachusetts dont il fut gouverneur. Se présentant seul au pupitre, il a salué la foule et a débuté sa courte allocution par des mots de félicitation à son vainqueur.

"Je viens d'appeler le président Obama pour le féliciter. Je prie pour que le Président remporte les succès pour notre nation", a lancé Mitt Romney avant de remercier ses proches et soutiens. "Je remercie Paul Ryan", a attaqué le Mormon sous un tonnerre d'applaudissements. "C'est le meilleur choix que j'ai fait dans ma vie". Un bel hommage à son colistier, ardent bâtisseur de son programme économique de candidat.

"Nos valeurs permettront à l'Amérique de retrouver sa grandeur"

"Je remercie ma femme Ann. Elle aurait fait une merveilleuse Première dame. Elle a touché l'Amérique par sa compassion. Et vous tous ici aujourd'hui, l'équipe, les bénévoles...merci pour toutes les heures de travail, les discours, les prières... vous êtes une source d'inspiration", a souligné Mitt Romney avant de délivrer un message plus politique, mâtiné d'inquiétude et d'espoir.

"Le pays est à un moment critique. Nous devons inspirer nos enfants à apprendre, avec nos prêtres, nos pasteurs, nos rabbins", a déclamé cet homme pieux en laissant de côté l'islam. L'éducation donc, y compris religieuse, premier combat de Romney. Le républicain a ensuite abordé la question de l'emploi : "nous comptons sur la population pour investir. Je crois en l'Amérique, je crois en le peuple américain". Conservateur, Mitt Romney l'est bel et bien et prône un retour aux racines de la culture américaine. "J'ai concouru à la présidentielle parce que je suis préoccupé : nos valeurs permettront à l'Amérique de retrouver sa grandeur", a conclu Romney avant le "God bless America" de rigueur, comme a fait Barack Obama à la fin de son allocution.